« L’homme enclin au crime » : le paradigme indiciaire et le racisme d’État dans le scientisme policier (XIXe siècle)
DOI :
https://doi.org/10.15175/1984-2503-202012106Mots-clés :
Police, paradigme indiciaire, racisme d’État, scientisme, anthropologie criminelleRésumé
Cet article s’intéresse à la persistance d’un paradigme indiciaire comme grille d’analyse pour comprendre la relation pratique, établie au cours du XIXe siècle, entre les savoirs, leurs technologies et la police. À cette fin, nous ferons appel à la description d’une série de technologies – telles que la photographie, la biométrie et l’anthropométrie – adoptées par la pratique policière et la criminologie d’inspiration positiviste de l’époque. Il s’agira d’analyser de quelle manière les savoirs, les technologies et les changements impliqués par leur adoption dans les pratiques policières de production et de gestion de la vérité sur le crime et l’individu criminel peuvent mettre en lumière la corrélation entre l’essentialisation du criminel et ce que Foucault a appelé « racisme d’État » dans son cours de 1976 intitulé Il faut défendre la société (1976). Notre recherche privilégiera la relation pratique entre savoirs, technologies, production de la vérité et pouvoirs institutionnels, et se basera indistinctement sur des sources primaires telles que Galton, Bertillon, Vernois ou Lombroso, ainsi que sur certains des critiques à avoir analysé ces Å“uvres originales. Notre inspiration méthodologique prendra principalement ses racines dans les travaux de Michel Foucault sur les institutions sociales disciplinaires et leur transition vers la biopolitique.
Téléchargements
Téléchargements
Publiée
Numéro
Rubrique
Licence
Solicita-se enviar, em anexo, um termo de transferência de direitos autorais, contendo assinatura do(a)s autor(a)s, conforme o modelo abaixo:


Este trabalho está licenciado com uma Licença licencia de Creative Commons Reconocimiento 4.0 Internacional.