La constitutionnalisation de la connectivité et l’articulation constitutionnelle de la société mondiale

Auteurs

DOI :

https://doi.org/10.15175/1984-2503-202012205

Mots-clés :

Droit international, normes de connectivité, droit colonial, droits de l’Homme

Résumé

Le droit international est principalement structuré autour de normes de connectivité, qui se différencient des normes de cohérence et de possibilité. La centralité des normes de connectivité émerge de la fonction même du droit international, qui consiste à augmenter la probabilité de transfert de composantes sociales condensées, telles que le capital économique et autres produits, doctrines religieuses et connaissances scientifiques, d’un contexte juridiquement structuré à un autre dans le cadre de la société mondiale. C’est le cas depuis le colonialisme et le droit colonial jusqu’aux chaines actuelles de production mondialisée, en passant par les droits de l’Homme. Aussi bien le droit colonial que les droits humains peuvent être entendus comme des outils au service d’une constitutionnalisation visant la stabilisation et la facilitation de la connectivité. Par conséquent, on peut comprendre le colonialisme et la gouvernance mondiale contemporaine comme des équivalents fonctionnels, mais pas comme des équivalents normatifs.

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Publiée

2020-05-31

Comment citer

La constitutionnalisation de la connectivité et l’articulation constitutionnelle de la société mondiale. (2020). Passagens: Revista Internacional De História Política E Cultura Jurídica, 12(2), 243-270. https://doi.org/10.15175/1984-2503-202012205